Balade dans Montpellier...

Une cité entre tradition et modernité

 

   

 

 

page 3 - Montpellier à ses enfants morts pour la France...

 

L'arrivée des anciens combattants aux monument érigé par la ville de Montpellier
à ses enfants morts pour la France.

 

 Les anciens combattants prennent place
autour de l'Hémicycle.

 

 

 

 

 Une manifestation émouvante où un groupe d'élèves des écoles accompagnés
de leurs institutrices ont récité "Hymne" qu'écrivit Victor Hugo en juillet 1831...

 

 

« Ceux qui sont morts pour la patrie

Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.

Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.

Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ;

Et, comme ferait une mère,

La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau.

 

Gloire à notre France éternelle !

Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !

À ceux qu’enflamme leur exemple,

Qui veulent place dans le temple,

Et qui mourront comme ils sont morts !

 

C’est pour ces morts, dont l’ombre est ici bienvenue,

Que le haut Panthéon élève dans la rue,

Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,

La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,

Cette couronne de colonnes

Que le soleil levant redore tous les jours !

Gloire à notre France éternelle !

Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !

À ceux qu’enflamme leur exemple,

Qui veulent place dans le temple,

Et qui mourront comme ils sont morts !

 

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,

En vain l’oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,

Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;

Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,

La gloire, aube toujours nouvelle,

Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

 

Gloire à notre France éternelle !

Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !

À ceux qu’enflamme leur exemple,

Qui veulent place dans le temple,

Et qui mourront comme ils sont morts ! »

 

 

  

  ... suivi du "Dormeur du val" qu'Arthur Rimbaud écrivit en octobre 1870 avant de s'enfuir
à Douai pour y achever de recopier son livre de poésies.

 

 

C’est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

 

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

 

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

 

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

 

 

L'une des élèves rend un émouvant hommage aux poilus. Il se termine par un vibrant éloge de la paix :

 

Extrait du discours de
l'élève

 

Le Préfet de Région prononce ensuite une courte allocution...

 

Extrait de l'allocution du Préfet

 

... suivie de l'Hymne national.

 

 

La Marseillaise

 

Allons enfants de la Patrie

Le jour de gloire est arrivé !

Contre nous de la tyrannie

L'étendard sanglant est levé (bis)

Entendez-vous dans les campagnes

Mugir ces feroces soldats ?

Ils viennent jusque dans vos bras

Égorger vos fils, vos compagnes !

 

 

Aux armes, citoyens !

Formez vos bataillons !

Marchons, marchons !

Qu'un sang impur

Abreuve nos sillons !

 

 

Que veut cette horde d'esclaves,

De traîtres, de rois conjurés ?

Pour qui ces ignobles entraves

Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)

Français, pour nous, ah ! Quel outrage,

Quels transports il doit exciter !

C'est nous qu'on ose méditer

De rendre à l'antique esclavage !

 

Aux armes, citoyens...

 

Quoi ! Des cohortes étrangères !

Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi ! Ces phalanges mercenaires

Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)

Grand Dieu ! Par des mains enchaînées

Nos fronts sous le joug se ploieraient

De vils despotes deviendraient

Les maîtres de nos destinées !

 

Aux armes, citoyens...

 

 

Tremblez, tyrans et vous perfides

L'opprobre de tous les partis

Tremblez ! Vos projets parricides

Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)

Tout est soldat pour vous combattre

S'ils tombent, nos jeunes héros,

La terre en produit de nouveaux,

Contre vous tout prêts à se battre !

 

Aux armes, citoyens...

 

Français, en guerriers magnanimes,

Portez ou retenez vos coups !

Épargnez ces tristes victimes

À regret s'armant contre nous (bis)

Mais ces despotes sanguinaires

Mais ces complices de Bouillé

Tous ces tigres qui, sans pitié,

Déchirent le sein de leur mère !

 

Aux armes, citoyens...

 

Amour sacré de la Patrie,

Conduis, soutiens nos bras vengeurs

Liberté, Liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs ! (bis)

Sous nos drapeaux que la victoire

Accoure à tes mâles accents,

Que tes ennemis expirants

Voient ton triomphe et notre gloire !

 

Aux armes, citoyens...

 

Nous entrerons dans la carrière

Quand nos aînés n'y seront plus

Nous y trouverons leur poussière

Et la trace de leurs vertus (bis)

Bien moins jaloux de leur survivre

Que de partager leur cercueil,

Nous aurons le sublime orgueil

De les venger ou de les suivre !

 

Aux armes, citoyens...

 

 

 

Les gerbes de fleurs sont prêtent...

 

  

  

 ... pour la remise aux autorités et leur dépôt sur les marches de l'Hémicycle.

 

Présentation des armes et salut des autorités militaires.

 

  

Les officiels civils et militaires...

 

   

...  félicitent les anciens combattants puis quittent l'Hémicycle...

 

   

... l'un après l'autre. À droite, le Préfet de Région félicite les enfants des écoles.

 

  

La manifestation prend fin et les anciens combattants, à leur tour, quittent l'Hémicycle dans un désordre bon enfant. À droite, Madame Coustets, représentante des veuves et orphelins de guerre de l'Hérault.

 

   

Après la cérémonie...

 

   

... nous prenons congé l'un de l'autre en nous donnons rendez-vous à l'année prochaine.

 

Ahmed, ancien combattant plus du tout anonyme,

La poitrine barrée de ses médailles intimes

Me fait un clin d’œil en signe d’amitié ; reconnu,

D’un hochement de tête, je lui rend son salut.

Car pour ne pas être en reste,

J'arbore mes décorations à la poche de ma veste.

 

Mes médailles militaires. De gauche à droite : la croix du combattant volontaire, la commémorative d'Algérie et la médaille de la reconnaissance de la Nation. Une quatrième décoration ne figure pas sur cette photographie.

 

Avant de quitter les lieux, je demande à Fatima et à Marie-Hélène de déployer le drapeau de l'ANFANOMA, association créée par et pour les Harkis et les Pieds-Noirs.

 

 

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Il est 11 heures 38. Je rejoins la place de la Comédie pour reprendre mon véhicule garé un peu plus loin.