Balade dans Montpellier...

Une cité entre tradition et modernité

 

 

 

 page 1. En partant de la place de la Comédie, prolongeons notre flânerie sur l'Esplanade...

 

 

Arrêtons-nous un instant devant "la loge aux fleurs" pour nous remplir les yeux de mille couleurs et humer mille senteurs. Demandons aux marchands ambulants du "marché du mardi" les derniers arrivages concernant tel vêtement ou bien des nouvelles des commandes passées la semaine précédente.

 

  

Sourions devant la joie des tout-petits faisant leur tour de manège dans le camion rouge de pompier ou au volant de la rutilante "torpédo" devant leurs mamans patientes et attentives (en survolant le cliché, le carrousel apparaît au premier plan). À droite, une vue de l'Esplanade avec ses terrasses de cafés aux parasols déployés et, au fond, le Centre Rabelais.

 

  

Le Centre Rabelais qui n'est autre que l'ancien cinématographe Pathé, première véritable salle de cinéma de Montpellier construite en 1908 par les architectes Hector Loubatié de Bordeaux et André Cassan de Montpellier. La salle d'une surface de 500 m2 comportait 1000 places. Le peintre Marsal a réalisé son rideau de scène en 1910. C'est une très belle façade rénovée à l'identique, aux guirlandes de pierre, surmontée du célèbre coq emblème des frères Pathé. Sur la photographie des banderoles sont disposées pour inciter les chalands à donner leur sang. (Le cliché du centre Rabelais a été pris le 29 août 2006 et celui du coq un peu plus tard, le 4 février 2007).

 

Il semblerait, d'après Marie R., une correspondante blogueuse (voir le Livre d'or), que l'on doive à un sculpteur sétois, François Archer, la réalisation du coq Pathé. Malgré des recherches dans les nombreux livres traitant de l'histoire de notre bonne ville de Montpellier, je n’ai absolument rien trouvé sur la vie et l’œuvre de ce sculpteur régional.

À bout de ressources, j'ai fait appel à l'expert de Montpellier, Roland Jolivet, qui m'a fait cette réponse le 12 février 2010 : "Je comprends que vous n'ayez rien trouvé sur ce mystérieux sculpteur car m'y étant intéressé il y a quelques années, je n'avais rien trouvé non plus. Au cours de mes nombreuses lectures sur l'histoire de Montpellier et sa région je n'ai jamais rencontré, hormis le coq, le moindre texte sur cet artiste. Je suis désolé de ne pouvoir vous fournir des renseignements complémentaires."

Mais c'était sans compter sur la pugnacité de ma correspondante Marie du Montpellier daily photo blog (l'on peut consulter son blog en cliquant sur "Les liens") qui m'a fait parvenir l'adresse d'un article figurant dans "Montpellier pas à pas au fil des ans, au fil des rues" publié par "Google livres" où la paternité du fameux coq de la compagnie Pathé est clairement attribuée au ciseau du sculpteur sétois François Acher (et non pas Archer) qui réalisa ce chef-d’œuvre en 1909.

 

Petite histoire des cinémas de Montpellier : « Les premières images du kinétoscope Edison sont présentées dès 1895 sur la place de la Comédie, à l’hôtel Nevet, précédant de 3 ans la création de la salle Lumière, à la Grand-rue. Simple attraction supplémentaire dans les music-halls montpelliérains (comme l’Eden-concert, qui inscrit à son programme des projections de "vues animées" dès 1898, ou l’Eldorado, rue de Verdun, en 1906), puis, à partir de 1900, dans les cafés de la place de la Comédie, le cinéma, bien avant la première guerre mondiale, a rapidement ses propres temples. En 1907, Pathé s’installe provisoirement dans la brasserie Guillaume Tell au 6 du Bd Victor Hugo et le lieu et définitivement consacré en 1913 à ce qui n’était pas encore le 7ème art avec la création du cinéma Le Fémina, très fier de son écran "glyphographe" donnant, paraît-il, l’illusion du relief. En 1908, l’Eden cesse son activité de café-concert et devient le cinéma Athénée. »

 

La salle Rabelais...

 

... vue du côté du public...

 

... et du côté de la scène.

Les deux clichés ci-dessus ont été pris le jeudi 17 octobre 2013 lors de la Journée du refus de la misère.

 

Faisons encore quelques pas pour apercevoir l'imposant immeuble du musée Fabre, toujours en rénovation.

 

 

Ci-dessous, les sculptures représentant les différentes branches de l'art. Elles ornent le sommet de l'édifice. Au centre, les armoiries de la ville.

 

Lors de cette balade, il n'a pas été possible de photographier les sculptures figurant en haut de la façade du musée Fabre car elles étaient en grande partie occultées par les feuilles des arbres. Ce n'est que début mars 2008 que ces cinq clichés ont pu être réalisés, les branches des arbres étant dénudées.

 

  

 

  

 

  

 

Continuons notre promenade en direction du Corum qui apparaît à notre droite, vaste et massive construction de béton, d'acier et de verre.

Les marcheurs semblent infatigables qui vont et viennent le long du jardin gazonné. Nous les suivons après avoir jeté un coup d’œil au panonceau de "Toutounet" qui affiche ses conseils pour utiliser au mieux les sachets plastiques du distributeur incorporé.

 

De l'extrémité de l'Esplanade, au niveau de la passerelle qui mène...

 

... à l'entrée de la Maison des relations internationales, prenons le temps d'embrasser du regard la ville basse qui s'étend devant nous.

 

Article du Midi Libre en date du 6 décembre 2013 : "La Maison des relations internationales prendra le nom de Nelson Mandela. L'annonce en a été faite devant le Club de la presse par Hélène Mandroux, maire de Montpellier. Ancien hôtel particulier dit de Sully, la Maison des relations internationales abrite les services internationaux de la ville, des permanences consulaires et un espace de rencontres et d'expositions. Sans doute le lieu qui correspond le mieux à l'aura planétaire et aux valeurs universelles de fraternité incarnées par Nelson Mandela."

 

Le 17 décembre 2013, Madame Hélène Mandroux, maire de Montpellier, a dévoilé la plaque à l’effigie de Nelson Mandela, ancien président de la nation arc-en-ciel, lors de la dénomination de la Maison internationale en Maison Nelson-Mandela.

 

        

 

        

 

        

L'allée centrale est parsemée de plaques représentant divers pays étrangers,
des USA au Maroc en passant par l'Espagne toute proche, l'Allemagne, Israël et la lointaine Chine.

 

 

Le parc avec au fond, contre un mur, une très jolie fontaine de style mauresque en mosaïque bleue. Un treillis végétal accompagne harmonieusement ce tableau bucolique.

 

 

Un Cupressus originaire d'Espagne et d'Israël comme l'indique le médaillon.

 

Le bâtiment aux blasons de Grande Bretagne et d'Allemagne.

 

 

L'allée des colonnes nous accueille à la sortie de la Maison des relations internationales. Un treillis de fer permet à la végétation d'assurer la couverture de l'allée.

Du plus bel effet !

 

 

 

 

 

Voilà, nous sommes arrivés au bout de l'Esplanade. Il ne nous reste plus qu'à revenir sur nos pas non sans avoir, auparavant, adressé un dernier salut aux quartiers du faubourg de Nîmes et, plus loin, du Verdanson.

 

Les pointes d'acier sont impressionnantes !

 

Nous repassons le long du Corum...

 

 

 

... et, appuyés     sur    le    garde-fou métallique, penchons-nous pour découvrir le boulevard Bonne Nouvelle qui passe sous la passerelle qui appuie son arc en panier sur les deux murs de soutènement.

 

 

en page 2 : du Corum au
marché de la Comédie.

 

 

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